Dès sa première pièce, Et d’autres choses encore (1998), Julie Desprairies s’attache au rapport entre le corps en mouvement et son environnement architectural.
Si ses projets sont conçus selon les caractéristiques plastiques, spatiales, lumineuses, acoustiques d’un bâtiment, elle entend « architecture » dans une compréhension plus large, ne se limitant pas au dessin de l’édifice, mais y incluant son histoire, ses usages et ses usagers : « OUI », à l’Hôtel de ville du Blanc-Mesnil (résidence au Forum culturel 2003-2004), Roulés dans la farine, Grands moulins de Pantin (Variation d’une rive à l’autre 2004), La danse en libre accès, Bibliothèque publique d’information du Centre Pompidou (Nuit Blanche 2004), Les Cavalcades, Folie du Parc de la Villette (Champs/Hors champs 2005), Vue sur la mer, Aéroport Santos-Dumont de Rio de Janeiro (Riocenacontemporanea 2005), Là commence le ciel, environnement chorégraphique pour les Gratte-ciel de Villeurbanne (Biennale de la danse de Lyon 2006).
Il s’agit, dans tous les cas, de rendre visible le mouvement des lieux.
Actuellement en résidence à la Manufacture nationale de Sèvres, elle mène une recherche sur les gestes du travail et le processus de fabrication de la porcelaine.
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